Jeunes Agriculteurs du Loiret

Une délégation JA-FDSEA45 reçue par le préfet

Une délégation JA-FDSEA échange avec le nouveau Préfet du Loiret sur les problématiques rencontrées par les agriculteurs.A la suite de la mobilisation syndicale du 26 septembre dernier, une délégation JA-FDSEA composée de Maxime Buizard Blondeau, président de Jeunes Agriculteurs du Loiret, Guy Beaudenuit, président de la section des bailleurs FDSEA, Sébastien Méry et Cédric Benoist, président de la FDSEA, a rencontré le Préfet du Loiret, Pierre Pouëssel, le 10 octobre. Les porte-paroles lui ont fait part des raisons du mécontentement des agriculteurs.

Premier motif évoqué : l’arrêté visant l’instauration de Zones de Non-Traitement (ZNT). Pour les responsables syndicaux, « il est inacceptable que des contraintes supplémentaires soient imposées aux agriculteurs de façon unilatérale et sans concertation ». Le Préfet s’est engagé à adresser un courrier à l’ensemble des maires de la région, leur rappelant le cadre légal.

Stigmatisation et dénigrement des agriculteurs

Second grief énoncé : l’agribashing permanent. Le monde agricole fait face à un sentiment de déconsidération. « Il est urgent de redresser l’image de l’agriculture française auprès des concitoyens. Il en va de l’attractivité du métier et du renouvellement des générations en agriculture ».

Parmi les autres points abordés, figurait la problématique de l’accès à l’eau, sujet ô combien important pour les agriculteurs. « Le Préfet nous a assuré qu’il mettrait tout son poids dans la balance pour faire avancer le plus rapidement possible la mise en place d'un Projet de Territoire pour la Gestion de l'Eau (PTGE) sur le bassin Puiseaux-Vernisson, notamment à travers la notification européenne pour permettre le financement » a rapporté Maxime Buizard Blondeau, le Président des Jeunes Agriculteurs du Loiret.

Des budgets en décalage avec les ambitions agro-écologiques

Les élus syndicaux ont également fait part de leur inquiétude concernant la perspective d’une réduction des financements des chambres d’agriculture, par le biais d'une diminution de la taxe additionnelle sur le foncier non bâti prévue dans le budget 2020. « C’est un non-sens et un contre-signal dans le contexte actuel de mutation de l’agriculture française ».

Le nouveau préfet du Loiret, arrivé en août dernier, s'est montré à l'écoute des préoccupations des agriculteurs. Il a perçu leur mal-être et le manque de reconnaissance ressenti par bon nombre d'agriculteurs.