zones défavirisées simples

Non à la mort de l’élevage dans le Loiret !

Le 16 février, les Jeunes Agriculteurs ont protesté aux abords de l’A6, contre la nouvelle carte des zones défavorisées simples qui devrait s’appliquer à compter du 1er janvier 2019Vendredi 16 février, près de 90 jeunes agriculteurs du Loiret, de l’Yonne et du Cher se sont mobilisés aux abords de l’A6 à Savigny-sur-Clairis, pour obtenir le maintien du Berry, de la Puisaye, de la Sologne et du Pays Fort, en zones défavorisées.

Deux jours après avoir été reçu par la Directrice du cabinet de Stéphane Travert et en absence d’annonce du ministère sur leurs revendications, JA Loiret a décidé le 15 février au soir, d’organiser un barrage filtrant sur l’A6 dès le lendemain après-midi, avec l’appui de l’Yonne et du Cher.

Mais voilà : vendredi matin, sur consigne du ministre de l’Intérieur, les préfets de l’Yonne et du Loiret ont interdit toute action sur l’autoroute. Des renforts de CRS ont même été sollicités, pour dissuader les JA de tout coup de force. Dans un communiqué de presse, le syndicat a regretté une telle décision : « Le précédent barrage, sur l’A10, organisé en concertation avec la préfecture et les gendarmes, était parfaitement sécurisé […] Son refus vise uniquement à priver Jeunes Agriculteurs d’audience ; il est clair que le gouvernement veut enterrer la contestation». 

En dépit de l’interdiction de mettre en place un barrage filtrant sur l’A6, le syndicat a tenu à maintenir la mobilisation, pour montrer sa détermination à ne rien lâcher sur le dossier des zones défavorisées. En lieu et place, les JA ont bloqué la D660, à proximité du péage de Courtenay. Une banderole a été installée sur le pont chevauchant l’autoroute et des tracts ont été distribués aux automobilistes pour expliquer les raisons du mécontentement des agriculteurs. Leur colère se voyait à des kilomètres à la ronde, à travers la fumée dégagée par un feu. Une vingtaine de tracteurs et près de quatre-vingt-dix JA ont participé à l’action qui s’est déroulée sans heurt de 17 à 22heures, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Au travers cette mobilisation, le syndicat souhaitait « garder l’attention du Ministère sur les éleveurs de la région ». Dans le Loiret, 160 d’entre eux bénéficient du versement de l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), une aidée liée aux zones défavorisées. Le dernier arbitrage priverait quatre-vingt-dix exploitations de cet accompagnement, pourtant nécessaire à leur survie. Face à cette menace, Jeunes Agriculteurs du Loiret multiplie les actions ces derniers jours, pour faire entendre le désespoir des agriculteurs ; un cri bien relayé par la presse locale et nationale. Espérons que l’écho médiatique de ces actions résonnera également au sein du gouvernement.