installation

Le nouveau dispositif à l’installation en cinq étapes

  1. Le passage en Point Accueil Installation (PAI), 1 à 2 ans avant l’installation

Le PAI c’est la porte d’entrée unique pour tout porteur de projet en installation. Le PAI est présent dans tous les départements afin d’informer et d’orienter les porteurs de projets. C’est l’occasion de faire son autodiagnostic, de poser les bases et d’aborder les échéances à respecter. Le PAI fait le lien avec les interlocuteurs les plus pertinents et les conseillers PPP (plan de professionnalisation personnalisé).

  1. Le Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP), 6 mois à 1 an avant l’installation

C’est l’étape du diagnostic de son projet professionnel et personnel, qui valide entre autre la capacité professionnelle. Le porteur de projet a trois ans maximum pour faire son PPP. Cette étape intègre les notions de cadre de vie, de compétences acquises et restant à acquérir pour s’installer. Le porteur de projet réfléchit avec ses conseillers aux différents stages, formations et réseau qui lui seraient les plus utiles. Ce plan d’action et recommandations peuvent porter sur la période avant l'installation ou post-installation. La seule prescription obligatoire est le stage 21h, de 3 jours, qui permet de brosser un panorama de l’agriculture du département et des différents interlocuteurs que vous allez rencontrer durant votre parcours d’installation. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres porteurs de projet avec qui il pourra échanger. Confronter son projet à celui de pairs c’est permettre d’éclaircir tous les points de son projet, de se poser éventuellement de nouvelles questions et de penser à des points oubliés. En agriculture il ne faut pas rester seul ! Savoir parler de son projet, c’est progresser et se poser les bonnes questions.

Tanguy TaillardTanguy Taillard, installé en 2015 en exploitation céréalière dans le Loir-et-Cher témoigne « Pendant le stage 21h on aborde pas mal de sujets. On nous présente tous les services dont on aura besoin par la suite : des conseillers techniques pour être accompagné après son installation, des juristes pour faire ses baux, des conseillers en aménagement foncier pour la construction de nos bâtiments. On nous informe sur la réglementation actuelle comme les phyto par exemple. On s’informe sur les Organismes Professionnels Agricoles et l’administration, ça permet de mieux connaitre son environnement et ça facilite les démarches pour l’avancée de son projet. Lors de ce stage j’y ai rencontré d'autres jeunes qui étaient aussi en train de s’installer comme moi mais sur d’autres productions. Le fait de se retrouver en groupe est intéressant, on se compare, et on partage notre expérience, nos difficultés. Tout seul on se pose moins de questions. »

  1. La réalisation du Plan d’Entreprise (PE), 3 mois avant l’installation

A cette étape, le conseiller étudie la viabilité économique du projet et de sa mise en œuvre sur 4 ans, avec différents scenarii possibles. C’est à cette étape que le futur installé apprend à maitriser son business plan. Après la validation du plan d’entreprise le porteur de projet a 2 ans pour s’installer. Le PE permet de mesurer la faisabilité économique et la crédibilité du projet. Il permet aussi de déterminer son besoin en trésorerie et sa capacité à rembourser ses emprunts. Chiffrer son projet c’est aussi identifier ses marges de sécurité et être mieux armé pour défendre son projet auprès des banques.

4. Le montage du dossier de demande des aides, 2 mois avant l’installation

Le porteur de projet est accompagné afin de déposer son dossier d’aides à l’installation à la chambre d’agriculture. Ce dossier doit contenir la preuve de maitrise du foncier, la capacité professionnelle validée, le plan d’entreprise et l’avis favorable des banques. Une fois l’accusé de réception reçu, l’installation peut commencer.

5. Le suivi post installation

Une fois installé, le nouvel agriculteur peut être accompagné individuellement ou collectivement, avec son conseiller l’ayant suivi pendant son installation ou avec un autre conseiller.

Lire la suite

Le forum installation en préparation pour février 2017

Les étudiants et candidat à l'installation sont conviés au 8ème forum de l'installation organisé le 7 février 2017 à la MFR de GienLe comité de pilotage en charge de l'organisation du forum installation s'est réuni le 17 octobre dernier à la Cité de l'agriculture à Orléans, en présence des représentants des établissements de l'enseignement agricole du Loiret et du syndicat Jeunes Agriculteurs.

L'objectif du forum est de sensibiliser les étudiants et les porteurs de projets en agriculture sur les opportunités qu'offre le Loiret. Il permet en outre de découvrir l'accompagnement proposé par les partenaires de l'installation et de mûrir son projet. A cette occasion, le guide de l'installation 2017, édité par la Chambre d'agriculture du Loiret, sera remis à l'ensemble des participants.

Au programme : tables-rondes et témoignages

Fort des retours positifs recueillis lors de la précédente édition, le comité a décidé de garder la même formule pour 2017, à savoir : deux tables-rondes et en parallèle trois ateliers-témoignages d'agriculteurs. Les thèmes des tables-rondes retenus aborderont "la résilience en agriculture" et "la conciliation entre activité professionnelle et vie privée".

Le 8ème forum installation se tiendra le 7 février 2017 à partir de 13h30 dans l'enceinte de la Maison Familiale Rurale de Gien. Le comité de pilotage se réunira une dernière fois début janvier pour finaliser les préparatifs.

Réunion d'information sur l'installation

Une première réunion d'information et d'échanges autour de l'installation et du foncier s'est tenue le 28 septembre dernier. Une seconde est prévue en novembre.Une soirée d'information sur le thème de l'installation était organisée, le 28 septembre à Nesploy, par le syndicat Jeunes Agriculteurs du Loiret. Animée par Maxime Buizard-Blondeau, responsable Installation-Foncier, la réunion a rassemblé une vingtaine de participants, des membres du syndicat pour la plupart.

Emmanuelle Bernardon, conseillère transmission à la Chambre d'agriculture du Loiret, a ouvert la réunion en présentant les actions de Transmission réalisées par la chambre d'agriculture, tel que le forum transmission, le repérage cédants etc. Ce dernier consiste à identifier, sur un territoire choisi en concertation avec les responsables agricoles et les élus locaux,  les exploitations susceptibles de se libérer dans les années à venir et à sensibiliser, le cas échéant, aux démarches de la transmission. Ce travail permet également de donner aux acteurs, "une meilleure visibilité sur l'évolution de l'activité agricole" a-t-elle conclu. La communauté de communes du Val d'Ardoux sera le prochain secteur enquêté.

25 offres au Répertoire Départ Installation

Emmanuelle Bernardon a poursuivi par une présentation du Répertoire Départ Installation (RDI). Ce service de la Chambre d'agriculture met en relation des agriculteurs à la recherche d'un repreneur et des candidats à l'installation ou à défaut des agriculteurs souhaitant conforter leur exploitation. " Les cédants qui viennent au répertoire, ont envie de maîtriser le devenir de leur exploitation. Ils restent acteurs. " a-t-elle expliqué. Le RDI recense actuellement environ 25 offres. "Ce n'est pas négligeable, car c'est approximativement le nombre d'installations aidées dans le Loiret ces dernières années" a commenté Maxime Buizard-Blondeau.

Une plus grande progressivité dans les sanctions

Un point sur les derniers textes réglementaires parus en août a été fait. La seule nouveauté réside sur les sanctions applicables en cas de non-respect des engagements. Le nouveau système, qui s'applique aux JA installés après le 1er janvier 2015, repose sur des sanctions plus progressives et une vérification non plus annuelle mais sur la durée totale du plan d'entreprise, ce qui permet le cas échéant de lisser les aléas économiques inhérents à l'activité agricole.

Mêmes règles d'attribution du foncier en Centre Val-de-Loire

Pour finir, Maxime Buizard-Blondeau a dévoilé les grandes lignes du nouveau Schéma Directeur Régional des Exploitations Agricoles (SDREA), entrées en vigueur au 1er juillet. Le SDREA fixe les conditions de mise en œuvre du contrôle des structures en région Centre Val-de-Loire. Il s'est substitué aux différents schéma départementaux de la région. Parmi les modifications apportées figurent le seuil de surface passé à 110ha, les critères de priorités, les critères d'appréciation etc. 

Les personnes présentes ont montré beaucoup d'intérêt pour les sujets développés lors de ce groupe Installation-foncier, le premier de ce mandat.  Maxime Buizard-Blondeau a annoncé qu'une seconde réunion faisant intervenir cette fois-ci la SAFER est d'ores-et-déjà programmée courant novembre.