A6

Les agriculteurs sont priés de mourir en silence !

les agriculteurs sont priés de mourir en silence !Alors que le ministère de l’Agriculture est forcé par Emmanuel Macron de bâcler la réforme de la carte des zones défavorisées, les agriculteurs sont priés de mourir en silence. Sur consigne du ministre de l’Intérieur, notre action prévue cet après-midi, de blocage filtrant de l’A6 dans le sens Paris Province, a été refusée par les Préfets de l’Yonne et du Loiret. Des renforts de CRS ont même été sollicités, pour nous dissuader de tout coup de force.

Il n’y a donc que les cheminots de la SNCF qui ont le droit de se faire entendre. Nous dénonçons le déni de démocratie du gouvernement et la remise en cause du droit de grève. Contrairement à d’autres, nous n’avons ni sécurité de l’emploi, ni garantie de revenu.

Nous regrettons cette décision politique. Le précédent barrage, sur l’A10, organisé en concertation avec la préfecture et les gendarmes, était parfaitement sécurisé. Il n’y a eu, à aucun moment, la moindre prise de risque pour les usagers comme pour nous. Une telle organisation était tout à fait possible. Son refus vise uniquement à priver Jeunes Agriculteurs d’audience ; il est clair que le gouvernement veut enterrer la contestation.

Malgré l’incapacité de mettre en place un barrage filtrant sur l’A6, nous maintenons notre action. Afin de ne pas mettre en danger inutilement les usagers de la route, les forces de l’ordre et les agriculteurs, nous n’irons pas sur l’A6. En lieu et place, nous bloquerons la D660, au-dessus de l’A6 et les deux ronds-points attenants. Des banderoles seront installées sur le pont, pour afficher notre cri de désespoir et une distribution de tracts aura lieu sur les péages de l’A6 et de l’A19. Une vingtaine de tracteurs et 80 JA sont attendus sur place.

Carte des zones défavorisées : non à la mort de l’élevage, oui à la concertation !

Alors que l’UE est prête à laisser encore plusieurs mois à la France pour travailler sur la nouvelle carte des zones défavorisées, Emmanuel MACRON souhaite boucler ce dossier au plus vite. Nous, Jeunes Agriculteurs, refusons la précipitation du président de la république, qui n’est guidée que par des considérations politiques.

Nous demandons :

  • la réintégration de l’ensemble des communes actuellement zonées, notamment dans la Puisaye, le Berry, le Pays Fort et l’ajout de celles qui assurent une continuité territoriale entre ces bassins
  • la définition d’un planning clair et public qui permet un dialogue serein entre le ministère, l’administration, les représentants de la profession et les élus. Il faut laisser le temps au ministère de poursuivre le travail et d’approfondir les pistes pour améliorer le nouveau zonage
  • de pouvoir consulter le projet de carte des zones défavorisées de nos départements au fur-et-à-mesure de son évolution
  • l’organisation d’une réunion en début de semaine au ministère pour faire le point sur nos propositions, notamment celles formulées lors de la réunion avec la directrice de cabinet du ministre de l’agriculture, le 14 février au matin. Nous souhaitons maintenir un dialogue permanent entre le ministère et les représentants JA afin d’assurer la réintégration des communes actuellement zonées.

Chacun d’entre nous préférait passer ses journées dans sa ferme et ses soirées dans son foyer. Nos actions ont pour seul but de faire entendre le désespoir des agriculteurs. N’arrivant pas à maintenir un dialogue sérieux avec l’Etat, nous sommes contraints de pénaliser la population. C’est à regret, mais avec une détermination sans faille que nous le faisons.

Nous appelons tous les agriculteurs du Loiret, de l’Yonne et du Cher à se joindre à nous pour un barrage filtrant.

A6, dans le sens PARIS - Province

Vendredi 16 février

De 17h à 22h

(Péage de Courtenay / Savigny)