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Révision des zones défavorisées : les Jeunes Agriculteurs du Loiret mobilisés

Jeunes Agriculteurs mobilisésLes Jeunes Agriculteurs du Loiret et la FDSEA durcissent le ton. En plus du barrage filtrant installé depuis lundi après-midi sur l’autoroute A10 (dans les deux sens) à hauteur d’Orléans, un second barrage sera mis en place avec l'appui de nos camarades JA et FDSEA du Cher, aujourd’hui à partir de 14h30 à Gien.

Jeunes agriculteurs du Loiret, soutenu par la FDSEA 45, n’acceptera pas une nouvelle carte des zones défavorisées qui condamne l’élevage dans notre département. Notre action déterminée a pour seul objectif de réintégrer toutes les communes actuellement en zones défavorisées. C’est la condition indispensable à la survie de l’élevage, en particulier bovin et ovin, et à la diversité agricole du Loiret. Au-delà des 400 emplois en jeu, c’est la vie économique et sociale des communes rurales qui est menacée.

La carte actuelle, établie en 1976 conjointement par nos aînés de la profession agricole et l’administration, est - dans notre région - parfaitement représentative des zones dont les terres sont les moins productives. Les communes actuellement en zones défavorisées sont celles au plus faible potentiel agricole. Les exploitations situées sur ces communes sont économiquement dépendantes des aides liées aux zones défavorisées, notamment l’ICHN et la sur-bonification de DJA.

Nous demandons expressément une rencontre avec le ministre Travers et son cabinet pour exposer nos arguments et retrouver un dialogue serein et constructif.

Inaction de l'Etat contre les ZDS: nous n'avons pas le choix de durcir le ton pour sauver l’élevage loirétain !

Depuis vendredi dernier,  les Jeunes Agriculteurs du Loiret et la FDSEA manifestent pour exprimer leur incompréhension et leur colère légitime face à un projet de carte qui fait sortir des centaines de communes des zones défavorisées simples: le Berry, la Puisaye, l'Orléanais et la Sologne sont pour le moment exclus de la future carte qui devrait s'appliquer pour les 30 prochaines années à venir !

 

Dans le Loiret, 160 exploitations sont concernées soit 400 éleveurs bovins qui vont perdre entre 8000 et 10.000 euros par an ! Rien que pour notre département, c’est ainsi plus d’un million d’euros par an d’ICHN (Indemnité compensatoire de handicaps naturels) de perdu et près de 300.000€ de DJA (Dotation Jeune Agriculteur) en moins.

Pas d'aides à nos éleveurs  = mort de l'élevage bovin loirétain !


Face à cette révision aussi complexe qu’injuste, il est plus qu'urgent de durcir notre mobilisation. Le temps presse ! La carte définitive doit être envoyée à Bruxelles au plus tard jeudi.

C'est pourquoi, les deux syndicats lancent un appel à mobilisation aujourd'hui :

Lundi 12 février 2018 à 14h pour un filtrage de l’autoroute A10 à Orléans


Nous refusons d’être sacrifier par l’incompétence de Travers et de son cabinet. Il nous faut mettre la pression pour obtenir la réintégration du Berry, de la Puisaye, de l’Orléanais et de la Sologne. La survie de l’élevage bovin dans le Loiret en dépend !

Maxime BUIZARD-BLONDEAU, 25ème Président de Jeunes Agriculteurs du Loiret

Maxime Buizard-Blondeau, 25ème président JAA la suite de notre Assemblée générale qui s’est tenue le 3 février à Epieds-en-Beauce, le nouveau conseil d’administration des Jeunes Agriculteurs du Loiret s’est réuni jeudi dernier à la cité de l’agriculture à Orléans pour élire le Bureau.

Seul candidat en lice au poste de Président, Maxime BUIZARD-BLONDEAU, 25 ans, a été élu à la tête du syndicat pour les deux prochaines années. Il succède à Baptiste MENON, dorénavant vice-président.

Maxime BUIZARD-BLONDEAU est administrateur du syndicat JA Loiret depuis 2 ans. Installé en juillet dernier sur 44 hectares à Egry avec une diversification en safran, Maxime était en charge des dossiers Installation et Foncier au niveau départemental et régional ces deux dernières années.

« Je suis fier d’être au service des jeunes agriculteurs comme président 2018-2020 » a déclaré Maxime. Avec la nouvelle équipe, il compte mettre son expérience et sa connaissance des acteurs du monde agricole et politique, au profit du renouvellement des générations en agriculture. Promouvoir l’agriculture loiretaine sera la seconde priorité du mandat qui sera, par ailleurs, marqué  par les élections Chambres d’agriculture en 2019.