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Bientôt un quart de siècle et toujours des innovations !

L'organisation de l'événement En début de semaine dernière, le groupe Communication des Jeunes Agriculteurs du Loiret s'est réuni à Nesploy, sous la conduite de Cédric Boussin, vice-président du département. Objectifs : finaliser les préparatifs du 25ème "Dimanche à la campagne" et travailler la stratégie de communication.

Une ferme éphémère à Orléans

Le 20 août, l'Association des Jeunes agriculteurs pour les Initiatives Rurales (AJIR) transformera le quai du Châtelet à Orléans en ferme pédagogique. Veaux, vaches, moutons, animaux de la basse-cour... transhumeront jusqu'à la capitale ligérienne, pour faire découvrir l'agriculture loiretaine aux Orléanais.

A un peu plus de deux mois de l'événement, ce n'est pas encore l'effervescence, mais presque. Beaucoup de détails sont à régler, pour faire de cette fête une véritable vitrine de l'agriculture. Les organisateurs recherchent notamment des producteurs de fromage et de vin pour un marché du terroir diversifié à l'image de l'agriculture loiretaine.

Un plan de communication a été élaboré pour annoncer l'événement. Une seconde banderole de promotion va être installée dans l'agglomération et une diffusion de messages publicitaires sur les ondes cet été est à l'étude. Des affiches, des articles dans les journaux et les réseaux sociaux... sont également prévus.

Côté animations, tous les animaux de la ferme ou presque devraient être exposés cette année. La traite manuelle des ânesses fera son grand retour. Un boulanger fera de nouveau cuire sur place du pain. L'atelier de tressage de blé sera reconduit. Les partenaires et interprofessions seront tous présents à l'exception de l'ADIB.

Pour compléter le programme, les JA réfléchissent à mettre en place des démonstrations de fabrication de beurre à l'ancienne et de farine. Ils étudient la faisabilité de proposer aux enfants des balades en poney en plus des courses de tracteurs à pédales. Autre idée à l'étude, l'achat d'une mascotte porte-parole pour communiquer en amont et lors de la manifestation.

 A l'aube de ses 25 ans d'existence, le "Dimanche à la campagne" se repense chaque année, la recette probablement de son succès !

La photo du mois

A la précédente réunion, les membres avaient eu l'idée de lancer un concours de photos avec chaque mois une thématique nouvelle, dans le but premier de constituer une base de photos destinée à communiquer sur l'agriculture.

Le concours a débuté en juin sur le thème des "animaux de la ferme". Depuis le 16 et jusqu'au 30 juin, 25 photos sont en ligne sur la page Facebook des Jeunes Agriculteurs du Loiret, afin d'être départagées par les votes des internautes.

Chaque mois, un nouveau thème sera proposé et un lot récompensera l'auteur de la plus belle photo. Pour participer, suivez la page Facebook des Jeunes Agriculteurs du Loiret (@Jeunesagriculteurs45).

D'autres sujets ont été brossés tel que le rapport moral 2017 de Jeunes Agriculteurs portant sur la communication. Jeunes Agriculteurs du Loiret s'est historiquement toujours beaucoup impliqué dans la promotion du métier et bon nombres des préconisations du rapport sont déjà appliquées dans le département. Cédric Boussin souhaite à présent aller plus loin en développant un groupe de travail au niveau régional et désire que le "Loiret soit le fer de lance de la région". Il s'est d'ailleurs dit prêt "à [s]'investir dans le lancement du groupe" durant ses derniers mois de mandat.

Le groupe communication est ouvert à tous les membres des Jeunes Agriculteurs du Loiret et de l'Association AJIR, fiers de leur métier et souhaitant le promouvoir. Pour le rejoindre, faire part de vos suggestions..., un seul numéro le 02.38.71.91.31 !

Les candidats aux législatives sensibilisés aux problématiques agricoles.

Les candidats aux législatives sensibilisés aux problématiques agricoles.Organisée par les Jeunes Agriculteurs du Loiret et la FDSEA du Loiret, la grande audition des candidats aux élections législatives sur la deuxième circonscription s'est déroulée le 9 juin chez Nicolas Claveau, juste avant le premier tour.

L'hôte des lieux,  président de l'échelon JA Loire-Beauce, leur a exposé plusieurs problématiques rencontrées sur le secteur, comme le vol récupérant des câbles sur les rampes d'irrigation ou encore le problème de l'homologation des produits phytopharmaceutiques sur les cultures  dîtes mineures comme le flageolet cultivé sur sa ferme. "Pas d'essai, car le coût [pour les firmes] serait trop élevé par rapport à la surface produite". Sans parler de "l'absence de recherche pour développer de nouvelles variétés résistantes aux maladies, à la sécheresse...". Les difficultés ne s'arrêtent pas là. "La main-d'œuvre. C'est compliqué d'avoir un salarié, ne serait-ce que pour faire le bulletin de salaire. Avant, on le faisait nous-mêmes. A présent, il faut payer un organisme pour le faire." a expliqué Nicolas Claveau. Un surcoût et ce n'est pas le seul."Il faut aussi mettre aux normes [...] Coût très onéreux et ça évolue tellement vite. On nous demande d'être compétitif au niveau mondial, mais c'est impossible avec des normes différentes en France" a-t-il conclu.

Les représentants FDSEA-JA présents ont soulevé d'autres inepties réglementaires imposées à la profession sans réelle base scientifique, comme "l'obligation d'implanter des CIPAN, même quand il n'y a pas de nitrates à piéger. Impossible alors de faire des faux semis pour limiter les adventices et la prolifération des limaces." Les normes ont des conséquences parfois plus néfastes sur l'environnement. La profession exige d'être consultée systématiquement avant toute nouvelle adoption de texte.

Après avoir écouté les représentants JA-FDSEA, les candidats venus en nombre ont exposé tour à tour leur programme respectif. Tous sont unanimes sur un point : l'arrêt de la surtransposition des normes en France. Une demande très régulièrement formulée par la profession, souvent promise par les élus et oubliée encore plus vite !

Congrès JA: La gestion des risques au centre des débats

La délégation Centre-Val de Loire, accompagnée du président JA Jérémy Decerle et du secrétaire général Samuel Vandaele au congrès annuel de Jeunes Agriculteurs (JA)Sept jeunes agriculteurs du Loiret ont assisté au congrès national de leur syndicat qui s'est tenu à Dunkerque du 6 au 8 juin, dans une ambiance carnavalesque ! Plusieurs temps forts, rythmés par de riches débats, ont ponctué ce rendez-vous centralisé cette année sur la gestion des risques.

Cet événement, qui a rassemblé pas moins de 800 participants a permis, le mardi en huis-clos, de revenir sur l'année syndicale écoulée et de découvrir l'agriculture Nord-Pas-de-Calais et ses nombreux atouts. Une soirée de gala aux couleurs du carnaval de Dunkerque a clôturé en apothéose  cette première journée de travail.

Communiquer pour promouvoir notre métier

Après une courte nuit, la matinée a été consacrée à la présentation du rapport moral qui portait cette année sur la communication. "La com' est essentielle aujourd'hui et en  faire un rapport moral est une très bonne idée" a commenté Cédric Boussin, vice-président des JA du Loiret, pour la Gazette du congrès ."Dans le département, notre groupe Com' multiplie les actions : scolaires (Raconte-nous la ferme), citadins (Un Dimanche à la Campagne à Orléans), rurales (Terre en fête, comices) et bien sûr Facebook, twitter, site internet. Etant ambassadeur #Agridemain, nous devons être positifs, être fiers de NoS MétierS et NoS AgricultureS. L'excellente intervention d'Amaury Bessard [Directeur réputation et communication sensible de Shan, une agence de communication ] souligne l'importance d'une communication claire, nette, précise et ciblée."

Comment se protéger contre les risques ?

Les JA ont ensuite planché durant plus de sept heures sur le rapport d'orientation 2017 intitulé : "Anticipons aujourd'hui pour gérer les risques demain". Dans ce rapport voté à l'unanimité, le syndicat propose un large panel d'outils à mettre en place aux niveaux national et européen, grâce à son fer de lance : le Groupement pour une Assurance Mutualiste Agricole (GAMA). Son rôle est de rééquilibrer les forces entre agriculteurs et assurances, afin de négocier en commun des outils de gestion des risques avec l'Etat et les assureurs. Autre innovation, le syndicat désire rendre obligatoire "un plan de gestion des risques" pour tout projet d'installation ou de développement de l'exploitation, afin d'améliorer la résilience des fermes. Au niveau européen, JA défend la mise en place de prix d'équilibre rémunérateurs par production. Lorsque le prix diminuera de plus de 30 %, l’Europe viendrait apporter un soutien financier direct et enclenchera un mécanisme de gestion de volumes.

Les Etats généraux de l'alimentation et le "Droit à l'erreur"

En fin d’après-midi, le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Jacques Mézard, a interrompu les débats sur le rapport d'orientation pour assurer les jeunes agriculteurs de sa volonté d'avancer dans un esprit de concertation. "Il faut d'abord écouter avant de décider" a-t-il indiqué. Devant un hémicycle attentif, il a ensuite expliqué souhaiter ouvrir plusieurs chantiers. A commencer par des Etats généraux de l'alimentation. "[Ils] doivent dès cet été nous permettre de réunir tous les acteurs économiques des filières agricoles et alimentaires autour de la question de la création et de la répartition de la valeur dans ces filières". Le nouveau Ministre a également annoncé un travail "sur la mise en œuvre du "Droit à l'erreur" et plus généralement de la simplification et de l'accompagnement des acteurs économiques." "Ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous y parviendrons "a conclu Jacques Mezard, des propos applaudis par les jeunes agriculteurs.

Le jeudi, moment officiel, les jeunes agriculteurs ont accueilli les invités nationaux pour conclure leurs travaux, débattre sur la future Politique agricole Commune et découvrir en avant-première le programme de l'événement "Terre de Jim 2017" du 8 au 10 septembre dans l'Oise(60). Pour clôturer ces trois jours intensifs à l'image de l'engagement JA, les congressistes ont poussé la chansonnette pour célébrer les 60 ans d'existence de leur syndicat.

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